Révélation : "SPIA", La cellule secrète de la CTC.
- 11 nov. 2016
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Une histoire digne d'un roman de John le Carré.
C'est sur cette impression que nous sommes restés lorsque "M" (nous l'appellerons ainsi) eut fini de nous rapporter son témoignage étonnant au sujet d'un service secret au coeur de la collectivité territoriale. Confidences assez crédibles puisqu'elles permettraient de répondre à la lancinante question de certains emplois "fantômes" rétribués par une partie du budget plus que trouble.
"Une enveloppe occulte"
Selon les termes de notre source qui ajoute qu'elle servirait à financer un service confidentiel, (pour ne pas dire secret) qui a été pensé par la précédente mandature mais jamais activé. C'est au lendemain de la victoire de la nouvelle majorité que cette cellule, le "SPIA" ( Service Patriotique d'Intelligence Autonomiste) a été activé. "C'était dans les cartons et c'est devenu une réalité confie "M"". Son but, prévenir les tentatives de déstabilisation de l'autorité et recycler les militants de la cause nationale :
"Cela peut paraître paradoxal, mais au lendemain de la victoire électorale de décembre, une multitude de militants se sont sentis orphelins de la cause nationale. Comme s'ils se sentaient dépossédés de quelque chose qu'ils ont contribué à faire vivre durant de nombreuses années et au prix de nombreux sacrifices. Ils savaient inconsciemment qu'ils avaient passé la main à une certaine élite en quelque sorte. Ce phénomène serait intéressant à étudier par ailleurs". Notre témoin poursuit: " Comme certains militants semblaient psychologiquement atteints ou sombraient dans une dépression profonde, il a été envisagé de les recycler dans un rôle de terrain plus propice à leur compétences".
Un "Politburo"
C'est ainsi qu'autour du Politburo décentralisé dans la région du Cruzinu pour plus de sécurité, se sont agglomérés un peu partout sur le territoire, plusieurs services dont le rôle de chacun est bien déterminé. L'idée première étant d'anticiper et de prévenir toutes velléités de contre pouvoir intérieur et de se prémunir d'éventuelles tentatives de déstabilisation venant de l'extérieur et notamment de pays amis.
Un camp de "déstalinisation"
Dans le souci d'effacer de la mémoire collective les années de clanisme et d'assistanat, le SPIA a pensé à la création d'un camp de "déstalinisation de l'eau" qui pourvoirait aux besoins de l'île en cas de sécheresse.
Y seront accueillis , volontairement ou pas, tous ceux dont l'esprit retord exigera une rééducation complète. On y enseignera les us et coutumes oubliés du pays. La langue y sera aussi enseignée dès que les linguistes auront arrêté une version définitive.
Un poste à l'exécutif ?
Le mystère reste entier autour de cette cellule. Officiellement elle n'existe pas bien sûr, et l'on sait encore moins qui peut la diriger. Notre source n'en sait pas plus sinon qu' "une certaine personne dont le nom de code est le "Cracoucas" et dont on sait qu'il est élu, dirige l'ensemble des services du SPIA. Il a sous sa tutelle des dizaines d'agents".
Il paraît peu probable au vu de tous ces éléments pour le moins mystérieux, qu'un nouveau poste à l'exécutif voit le jour. Ce témoignage étonnant laisse à penser que la nouvelle majorité territoriale affiche là sa volonté de s'inscrire durablement dans le paysage politique insulaire. En tout cas elle s'en donne les moyens.
Minnie Pippu



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